Bourcefranc-avenir
Il est temps que vous sachiez la vérité sur le permis de construire délivré par le maire de Bourcefranc, concernant l'installation d'un cabinet de kiné rue
du Fort Louvois à la place d'une ancienne cabane ostréicole. Tout le département est en émoi après cette regrettable affaire dans laquelle Jean-Luc Rousseau et Monique ne sortent pas tout blanc.
Récit.
Le 1er décembre 2008, le maire de Bourcefranc signe un arrêté autorisant le permis de construire à Mme Friocourt en vue d'installer un cabinet de kinésithérapîe rue
du Fort Louvois dans l'ancienne cabane ostréicole de Francis Normandin. Le projet prévoit l'installation de toutes les commodités nécessaires à la pratique de la kinésithérapie : sanitaires, WC,
douches, vestiaires, sur deux niveaux. Le projet prévoit également le percement de baies vitrées sur les deux niveaux, ce qui peut se comprendre compte tenu de la qualité de la vue à cet endroit.
Signalons que cette cabane se situe sur le domaine public maritime et non sur le domaine public communal comme le maire l'a laissé mentionner par erreur sur les documents du permis de
construire.
A ce stade de l'affaire, le maire de Bourcefranc a raison et tort à la fois. Raison parce que la réhabilitation des cabanes ostréicoles abandonnées par les ostréiculteurs est importante pour le
devenir de notre commune et de la zone du Fort Louvois et de la pointe du Chapus. Il a tort parce Jean-Luc Rousseau, lui-même, a mis en place des règlements et cahiers des charges qui déterminent
dans quelles mesures il est possible d'occuper d'anciennes cabanes ostréicoles et que le projet dit de "Mme Friocourt" est en contradiction flagrante avec ces règlements. Le cahier des charges
s'appelle "Cahier des prescriptions architecturales concernant les cabanes ostréicoles anciennes", il a été mis en place par le maire de Bourcefranc et il interdit formellement
l'installation de salle d'eau, la mise en place d'isolation, la modification des fenêtres. C'est tout le projet de Mme Friocourt qui est en infraction avec la règlementation, or, il a malgré tout
été signé par le maire, malgré l'avis défavorable des affaires maritimes.
Quelques jours avant la fin du délais de recours, les travaux commencent et les murs de l'ancienne cabane Normandin sont percés. C'est alors que Rémy Thomas, voisin immédiat de la cabane
concernée, dépose un recours en préfecture pour dénoncer un permis de construire qui n'aurait jamais dû être signé par le maire puisqu'il est en infraction avec les règlements municipaux.
Lors du conseil municipal du 24 février 2009, Jean-Luc Rousseau s'en prend ouvertement à tout le monde, comme si lui seul avait raison face à tous les autres. Il condamne l'architecture qui a
commencé les travaux trop tôt, l'ostréiculteur qui a déposé le recours, les affaires maritimes et la section régionale conchylicole qui entravent la reconvertion des cabanes ostréicoles. La
semaine suivante, Rémy Thomas fait publier un "droit de réponse" dans le "Littoral".
Le cynisme de
Monique Eyraud
Lors du conseil municipal du 24 mars 2009, Monique Eyraud jette de l'huile sur le feu et s'en prend de nouveau à Rémy Thomas, en ajoutant que le projet n'a jamais comporté de projet de piscine.
Ceux qui ont vu le projet savent bien que Monique Eyraud ment ouvertement en conseil municipal public. Le projet de Mme Friocourt comporte la phrase suivante : "Il est envisagé de réaliser
par la suite une piscine dans le bassin dégorgeur à l'aplomb du bâtiment". Une photo du dégorgeoir accompagne le texte. Le 27 mars le maire publie un "droit de réponse" à Rémy Thomas qu'il
accuse d'être manipulé. Le maire parle de "haine qui anime certains individus". En réalité, le maire utilise un vocabulaire violent pour dissimuler ses erreurs et ses mensonges. Dans
l'éditorial du "P'tit Chapusais" d'avril 2009, le maire récidive.
Cette fois, le 24 avril c'est François Patsouris, président de la section régionale conchylicole qui adresse une lettre ouverte au maire de Bourcefranc dans laquelle il dénonce fermement
l'attitude de Jean-Luc Rousseau. Le texte de François Patsouris est sans équivoque : Jean-Luc Rousseau a menti, il propage de fausses informations, se fait passer pour une victime. François
Patsouris évoque même le "cynisme" de Jean-Luc Rousseau.
Dans le "Littoral" du 30 avril, Rémy Thomas répond une nouvelle fois à Monique Eyraud et Jean-Luc Rousseau. Il traite clairement le maire et sa première adjointe de menteurs et propose de le
prouver à qui voudra venir consulter le dossier chez lui.
Menteur, cynique, les adjectifs vont bon train dans la presse concernant le maire de Bourcefranc. Et si tout cela n'était qu'un début, car un jour il faudra bien que les Bourcefrançais sachent
également la vérité concernant les fautes, les erreurs, les manquements, les conventions illégales et l'argent dilapidé à la maison de retraite du Louvois, mais qui n'était pas perdu pour tout le
monde.
Il faudra bien que Monique Eyraud et Jean-Luc Rousseau s'expliquent. Un jour...
Jack Durvicq